Original French headline: Les femmes qui font du sport entre 50 et 60 ans auraient 50% de risque en moins de mourir jeune
Une nouvelle étude met en lumière les bienfaits de l’exercice physique sur la longévité des femmes, notamment quand elles font du sport durant une période clé de leur vie : celle entre 50 et 60 ans.
Dans une étude publiée dans la revue PLOS One, le 26 mars 2026, des chercheurs soulignent une nouvelle fois les bienfaits du sport sur la santé des femmes.
Plus précisément, ils ont observé que si une activité physique régulière était pratiquée sur une période précise de la vie, il serait possible de diviser par deux son risque de mort précoce.
150 minutes d’activité sportive par semaine
L’échantillon comprenait les données santé de 11 000 Australiennes, nées entre 1946 et 1951 et ayant monitoré leurs habitudes sportives pendant 15 ans (les scientifiques faisaient des points d’étape tous les trois ans, afin de noter les différences dans les routines d’activité au fil des années).
Cela leur a permis de comparer les résultats de femmes qui suivaient scrupuleusement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse (la marche rapide, la natation ou le tennis, pendant 150 minutes par semaine) avec celles qui n’atteignaient pas régulièrement ces niveaux.
En parallèle, ils ont pris en compte “d’autres facteurs susceptibles d’influencer la santé, tels que l’âge, le tabagisme, l’alimentation et le poids corporel, afin de s’assurer que les résultats se concentrent sur l’impact de l’activité physique elle-même”, informe Healthline.
Un risque de mort précoce divisé par deux
Résultat : “les femmes qui sont restées actives aux niveaux recommandés tout au long de la cinquantaine et de la soixantaine avaient environ deux fois moins de risques de mourir prématurément que celles qui ne respectaient pas les recommandations en matière d’activité physique”.
Un “effet protecteur” qui a été observé “pour les décès toutes causes confondues”. Selon Jennifer Timmons, médecin spécialiste de la longévité interrogée par Healthline, cela peut être expliqué par le bon maintien de la masse musculaire.
“Avoir une masse musculaire suffisante vous permet de continuer à pratiquer les activités que vous aimez, comme marcher, courir, vous baisser et jouer par terre avec vos petits-enfants, mais favorise également la santé des articulations et des os, contribuant ainsi à prévenir des affections telles que l’arthrite et l’ostéoporose. Avoir une masse musculaire suffisante réduit même le risque de démence”, appuie-t-elle.
